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Témoignage de Céline Vair
« Jésus se fait eucharistie dans notre vie ! » Je remercie le Seigneur pour Sa miséricorde et Sa fidélité à l’appel qu’Il m’a adressé il y a maintenant six ans et qui s’est concrétisé par ce magnifique engagement au sein de la communauté reçu par Monseigneur Cattenoz le jour de la Fête de Sainte Thérèse d’Avila. Un long chemin a été parcouru depuis ce jour où, dans la petite chapelle de la Mission Italienne j’ai entendu ces paroles : « J’ai vu, j’ai vu la misère de mon peuple ; je connais ses souffrances ». Puis : « Viens ma belle, ma bien-aimée ». Celui que j’avais cherché pendant tant d’années sans le savoir s’était fait connaître du plus profond de mon cœur. J’avais été bouleversé ce jour-là par le témoignage de la joie secrète de l’Evangile vécue dans la communauté. Je me suis dit immédiatement que si Dieu existait, je ne pourrais faire autrement que de Lui consacrer toute ma vie. Mais m’en sentant bien incapable, les paroles d’un chant que nous chantions souvent à l’époque, reprenant les mots de St Paul me donnaient du courage : « Ce qu’il a de faible dans le monde, voilà ce que Dieu a choisi ; ce qu’il y a de fou dans le monde, voilà ce que Dieu a choisi. » Et voilà qu’en ce 15 Octobre, quelques années plus tard, j’ai accueilli Jésus qui a accompli son sacrifice, son offrande au Père, pour moi et pour chacun de vous. Quelle joie d’être un membre de Son corps. Jésus est là, présent. Il a soif de devenir Un avec nous. Il nous embrasse et dans son étreinte, nos vies, nos corps deviennent Un. L’accueillir totalement, c’est se donner totalement à Lui. Il ne s’attarde pas, tout se passe dans un échange parfait. Aujourd’hui, en prononçant ce « oui », je me sens tout autant incapable de Lui répondre, comme au début, mais je sais que Dieu me choisit à cause de mes faiblesses pour manifester Sa force. Il agit toujours ainsi !! Dieu nous choisit parce que nous sommes faibles. C’est pourquoi depuis ce jour, j’ai toujours ce refrain du psaume dans mon coeur : « Ô Seigneur, qu’Il est grand ton Nom ! Je chanterai tes louanges, je chanterai ton Nom ! ». Merci à tous, pour la famille que vous êtes. Je vous remercie de m’avoir entouré par votre présence chaleureuse et votre prière dans ce moment si important pour moi. Un grand merci : Céline P. Jean-Rodolphe Kars-témoignage
J'ai mis mes pas dans les siens Enregistré le 26 décembre 1986, quatre semaines après mon ordination Je m'appelle Jean-Rodolphe. Mes parents sont autrichiens, juifs tous les deux. Je suis né en 1947 en Inde, à Calcutta. Mes parents ont dû s'y réfugier en 1938 à cause des persécutions nazies. Ma sœur y est née aussi quelques années auparavant. Six mois après ma naissance, mes parents se sont établis en France. Ils ne voulaient pas retourner en Autriche. Je vis donc en France depuis l'âge d'un an[1]. J'ajouterai encore que je n'ai reçu aucune éducation religieuse juive. Mes parents ne pratiquaient pas, même le minimum. Nous ne fêtions pas le Shabbat. J'ai donc grandi dans une réelle indifférence religieuse. J'ai appris le piano dès l'âge de sept ans et me suis très vite spécialisé. Après avoir fait le Conservatoire de Paris, j'ai commencé en 1967, une carrière de pianiste concertiste international. Je voyageais beaucoup, faisais des tournées, donnais des concerts, participais à des émissions, enregistrais des disques. J'étais très engagé dans cette carrière quand Dieu est venu me chercher. C'était en juin 1976. Avant de poursuivre ce témoignage, je dois ajouter une précision : ma sœur Hélène a été baptisée bien avant moi, en 1961. Elle a connu un cheminement beaucoup plus progressif que le mien. En fait elle est croyante depuis l'enfance[2]. Lorsqu'elle est entrée dans l'Eglise catholique, je dois dire que cela ne m'attirait pas du tout. Je n'avais aucun partage profond ─ en tout cas pas sur ce sujet ─ avec elle. Je fuyais même un peu. Il faut savoir que le milieu musical est à la fois merveilleux en raison de ce que l'on y vit sur le plan artistique mais aussi terriblement blessé et blessant. Un milieu souvent très narcissique. Chacun y joue son rôle dans un monde imaginaire ; la mentalité n'est pas du tout chrétienne. On ne s'intéresse pas à l'Eglise. I1 y règne un certain mépris ambiant, une sorte de préjugé superficiel contre l'Eglise, ses institutions, sa doctrine, tout ce qui semble aller « contre la liberté ». Or l'artiste est un être assoiffé de liberté. Tout ce que dit l'Eglise, tout ce qu'elle présente comme exigences est souvent perçu par lui comme une agression. Je baignais dans ce milieu-là et, sans être ultra agressif, je me souviens très bien de mon attitude négative à l'égard du clergé. Je me joignais volontiers aux concerts de critiques qui montaient chaque fois par exemple qu'un document pontifical relatif à la morale sortait. Je vivais en marge par rapport à l'Eglise et la conversion de ma sœur n'avait rien arrangé. J'en étais plutôt gêné. Et voilà que nous arrivons en juin 1976. En pleine carrière musicale je vivais une situation personnelle affective extrêmement difficile dans laquelle d'autres personnes étaient impliquées. Pas d'issue possible. En sortir avec des moyens strictement humains aurait été payé au prix de dommages psychologiques considérables. J'étais donc, avec d'autres personnes, véritablement au creux de la vague. J'ai alors accepté de rencontrer, malgré mon allergie vis à vis de l'Eglise et de ce que je croyais comprendre de la religion chrétienne, un homme irlandais, laïc, père de famille, qui avait une responsabilité importante dans le Renouveau Charismatique en Angleterre. C'est par ma sœur que je l'ai connu car elle vivait à cette époque en Angleterre et fréquentait le Renouveau, particulièrement le groupe de prière dont cet homme était responsable. I1 m'a été présenté comme ayant un don de discernement, de compassion, de sagesse et un important ministère de guérison, de guérison intérieure : un don de comprendre et de lire dans les âmes, de lire la souffrance profonde, de comprendre clairement les situations. A l'époque j'étais épuisé psychiquement et affectivement. C'est pourquoi j'étais prêt à le rencontrer comme j'aurais été prêt à écouter n'importe qui. Je voulais m'en sortir et réalisais que ma situation était sans issue. J'ai accepté de le rencontrer, ne sachant évidemment pas ce qui m'attendait... De retour d'un pèlerinage du Renouveau à Lourdes, il vint chez moi, là où j'habitais, en banlieue parisienne. Nous avons parlé toute une après-midi ensemble. Je dois dire que personne ne m'avait auparavant parlé de Jésus de cette manière. Je ne croyais pas mais j'avais en face de moi un homme rayonnant de charité, d'humilité, de foi. I1 me parla de la foi, de ce qu'il avait vu, de miracles, de l'amour de Dieu, de sa présence dans nos vies. Il m'a donné son propre témoignage avec une extraordinaire liberté. Il ne cherchait nullement à me convaincre. Tout ce qu'il désirait était de mettre Jésus en avant. Il me semblait vivre sa foi comme les premiers chrétiens de l'Eglise primitive dont j'avais vaguement entendu parler. Il me donna l'impression d'être à la fois un apôtre ardent et un serviteur très humble, ne cherchant pas à convertir mais témoignant simplement. Je l'ai alors bombardé de questions, sur tout ce que j'avais contre l'Eglise : « Mais alors l'Eglise, dans cette période de l'histoire, qu'a-t-elle fait ? Et dans cette situation qu'a-t-elle fait ? Et pourquoi ceci ? Et pourquoi cela ? » A chaque question il avait une réponse extrêmement claire et incisive. Il ne niait pas mais remettait en place. Comme Jean Baptiste il aplanissait la route, écartait les obstacles, enlevait les pierres pour permettre à Jésus de passer. J'étais frappé par la justesse, la cohérence et l'intelligence à la fois simple et surnaturelle de ses réponses. Par sa charité et sa compréhension également. Très vite il comprend ma situation, m'en parle et, dans la soirée, me propose de prier avec lui. Je dis oui. Pas de révolte en moi. J'étais déjà très interpellé. A travers ces mots quelque chose en moi grandissait, commençait à se formuler, était en gestation. C'était radicalement nouveau et en même temps déjà mystérieusement « familier ». J'accepte donc qu'il prie pour moi, comme on a l'habitude de prier dans le Renouveau c'est-à-dire en imposant les mains. Sur le moment, je ne sens rien de particulier. Plutôt indifférent mais paisible. Ce n'est que le soir même, ou plutôt pendant la nuit, que je fais une très forte expérience spirituelle. Je suis pris d'une angoisse brusque, absolument inexplicable. Pas une angoisse venant de l'intérieur mais une angoisse ressentie comme une agression extérieure. Cet homme m'avait aussi parlé de l'existence de forces occultes, des forces du mal, du démon, me disant qu'un combat spirituel se déroulait dans l'Histoire et dans chacune de nos histoires individuelles. A ce moment, j'ai pu en quelque sorte palper cette réalité. Je me sentais comme attaqué mais de l'extérieur ; comme si un poids pesait sur la maison où j'habitais. Je fus alors saisi d'une angoisse assez terrible. Je me suis mis à crier vers Dieu (au « conditionnel » car je ne croyais pas encore à proprement parler). Je dis : « Dieu, si vraiment tu existes et si c'est vrai tout ce que j'ai entendu sur toi cet après-midi, c'est le moment, interviens maintenant, arrache-moi à cette peur. » Instantanément, j'ai éprouvé une sensation indescriptible ─ en fait une sorte d'arrachement ─ un peu comme si je me trouvais dans l'ascenseur à grande vitesse d'un gratte-ciel qui démarre très vite et dans lequel on se sent soulevé, allégé. J'ai senti une très grande douceur. L'angoisse a instantanément disparu. La présence mauvaise partie. Seule la présence douce du Seigneur tout puissant demeurait. Ce fut là ma première expérience spirituelle et je me suis endormi. Le lendemain je me réveillai avec la foi. J'avais fait l'expérience de Dieu. Les jours qui ont suivi, j'ai continué à prier avec cet ami irlandais et, simultanément, la situation que j'évoquais s'est mise à se résoudre de façon tout à fait étonnante. Les obstacles sont tombés les uns après les autres alors qu'ils étaient tout à fait insurmontables humainement. Une des personnes profondément et étroitement impliquée dans cette situation a été quelques jours après comme saisie par l'Esprit-Saint. Elle a vécu elle aussi une véritable effusion de l'Esprit qui l'a transformée et convertie. Cette conversion a d'ailleurs été le début d'une histoire de grâce, pour elle comme pour moi, un extraordinaire témoignage que je ne prolonge pas ici. Quelques mois ont passé et la vie a continué. En raison des concerts que je donnais toujours, étant à l'époque en pleine carrière, j'allais souvent en Angleterre. Cela m'a permis, les mois qui ont suivi, de garder le contact avec cet ami irlandais que, je le dis tout de suite, j'ai choisi comme parrain lors de mon baptême qui devait avoir lieu plus tard. Il continua à prier pour moi. Il exerçait son charisme de guérison. Nous avions de longues conversations et, grâce à elles, je cheminais, vivais de plus en plus une relation étroite avec Jésus. Cependant quelque chose me manquait : j'avais vu Dieu à l'œuvre dans ma vie, j'avais expérimenté la puissance de Jésus, je savais qu'il était à l'œuvre mais j'étais pris du désir d'avoir une relation beaucoup plus personnelle et intime avec lui. En fait, je voulais qu'il règne dans mon cœur et dans ma vie. Je voulais Jésus absolument. C'est dans ce désir que j'allai dans une abbaye en France[3] pour y prendre quelques jours de retraite avec la seule intention de prier tous les jours, d’être en silence, de supplier Jésus d'entrer dans ma vie. Au cours de cette retraite durant laquelle je n'ai pas participé aux offices, je gardai ce désir tandis qu'un combat spirituel se déroulait au niveau intellectuel. Sans cesse une sorte de voix un peu obsédante me disait : « Oui, mais peux-tu croire, avec toutes les découvertes scientifiques sur l'univers, l'évolution des êtres et des choses, toutes les découvertes en psychologie... ? » Beaucoup de réalités de la foi me paraissaient encore difficiles à comprendre et à accepter au plan intellectuel. Je me posais toutes sortes de questions. Dieu dans son humour et pendant que j'étais au monastère mettait toujours sous ma main la réponse à travers des revues. II se trouve que je tombais toujours sur la revue qui répondait à la question « du jour » que je me posais. C'était souvent de vieux « Fêtes et Saisons » datant de plusieurs années que l'on avait oublié de ranger. Une fois ma question était sur la présence réelle et je tombai sur le numéro qui me l'expliqua de façon très simple et très claire. Une autre fois c'était sur le sens des gestes et des rites. Pourquoi tous ces gestes de l'Eglise, pourquoi toutes ces processions, ces ornements ? Est-ce que Dieu en avait vraiment besoin ? Et de nouveau je tombai sur une revue qui m'en parla merveilleusement et m'expliqua le sens incarné de l'alliance de Dieu avec les hommes, de la nécessité que nous avions de répondre par nos gestes, par toute notre sensibilité, par tout ce qui fait partie du monde créé. L'avant-dernier jour de cette retraite ─ j'ai réalisé par la suite que c'était le jour de l'Annonciation ─ j'entre dans la chapelle à la fin de la messe et je me mets au fond. C'est le chant final. Les moines sortent en procession et il règne une forte odeur d'encens. C'était magnifique. C'est à ce moment que la rencontre avec Jésus s'est faite. De façon extrêmement discrète, presque pauvre. Pas de grande révélation, pas de vision, une rencontre cœur à cœur. A ce moment précis, Jésus est entré dans ma vie. Je ne sais comment l'exprimer. Je sentais sa présence, je savais que c'était Lui et qu'il prenait place dans mon cœur. Il posait des fondations nouvelles. C'était Lui-même la fondation, c'était Son Cœur qui venait en moi. C'était très beau. C'était si beau que j'avais à la fois envie de fuir, de m'en aller de cette chapelle tandis qu'une très grande douceur me retenait. J'ai été saisi d'un amour très profond pour Jésus et ai vraiment reçu la foi en plénitude. Elle ne m'a jamais quittée depuis. Bien sûr, j'ai connu des périodes difficiles dans mon cheminement mais jamais le moindre doute sur la présence de Jésus, sur sa Seigneurie et sur le fait qu'il avait pris place dans ma vie. C'est aussi à ce moment précis que ce qui restait encore au niveau inconscient de critique ou de scepticisme à l'égard de l'Eglise s'est complètement évaporé. Tout a disparu et j'ai alors été saisi d'un amour profond et total pour l'Eglise. Tous mes préjugés ont disparu et ont été remplacés par une sorte de compréhension de l'intérieur, d'intuition profonde de ce qu'est l'Eglise. J'aurais été incapable d'expliquer ce qu'elle enseignait. Je ne connaissais pas sa doctrine mais quelque chose en moi me disait : « C'est là qu'est la plénitude de la vérité, c'est là le lieu de la présence entière et totale de la miséricorde du Christ ». Je croyais. Cela peut paraître étonnant car, sans savoir ni connaître ce qu'elle enseignait vraiment, j'adhérais de tout cœur à son enseignement. Ce jour là j'ai dit un « oui » sans réserve à l'Eglise, un « oui » plein d'amour mais aussi en toute lucidité et liberté. Je comprenais de l'intérieur, même si je ne pouvais pas encore le formuler, la place des prêtres, la dévotion à la Vierge Marie. J'étais pris d'une profonde affection pour le Pape, je comprenais très profondément sa place, je comprenais le sens de toute la hiérarchie dans l'Eglise comme une hiérarchie de service et d'amour donnée par le Christ. Je savais très bien qu'il y avait eu des moments sombres dans l'histoire même de l'Eglise mais je réalisais aussi que l'Eglise était sans cesse aimée et renouvelée comme Pierre... Pierre qui dans sa fougue voulait suivre Jésus avec tout l'élan de son cœur, qui chuta et le renia. Jésus ne lui a pourtant pas ôté la mission qu'il lui avait confiée : être la tête visible de l'Eglise, son roc. Ainsi je comprenais que Jésus, tout au long de l'Histoire, relevait, guérissait son Eglise et lui reposait toujours cette même question : « M'aimes-tu ? » en lui confiant sans cesse à nouveau sa mission de rédemption, d'évangélisation, la confirmant dans sa vocation d’être dépositaire des grâces de Dieu. J'ai quitté ce monastère débordant de joie, ayant rencontré Jésus personnellement, ayant maintenant une relation profonde avec Lui, ayant reçu de façon très intérieure ma première effusion de l'Esprit et ayant été saisi d'un grand amour pour l'Eglise. Je suis alors rentré à Paris. Je vais au Sacré-Cœur de Montmartre pour y rencontrer un prêtre qu'on m'avait recommandé. Nous parlons et, très vite, il paraît clair que je suis prêt à recevoir le baptême. Lorsque je lui ai demandé : « N'est-ce pas trop tôt ? » I1 m'a répondu par cette phrase très belle que l'on trouve dans les Actes des Apôtres : « Peut-on refuser le baptême à quelqu'un qui vient de recevoir l'Esprit Saint ? » (Actes 10, 47). C'est vraiment ce que j'avais vécu par pure grâce durant ce séjour au monastère. Ce prêtre m'a donc préparé au baptême. Je rentre en catéchuménat à la fin de juin 1977, un an après le début de ma conversion. Ce catéchuménat a été une période très intense d'amour de Jésus mais aussi de combats et d'épreuves surtout extérieures. Je réalisais bien que l'ennemi se déchaînait mais, en même temps, je gardais une très grande paix. Je savais que je devais aller vers le sacrement du baptême. Je le reçus entouré de frères et sœurs de groupes de prière du Renouveau, au Sacré-Cœur de Montmartre, fin 1977. A ce sujet, laissez-moi vous confier une petite anecdote. En 1971, alors que j'étais très loin de Dieu, j'avais fait un disque à Londres : les vingt-quatre préludes de Debussy. Dans ces préludes se trouve une œuvre particulièrement connue qui s'intitule « La Cathédrale engloutie ». J'avais enregistré ce disque et, pour des raisons commerciales bien compréhensibles, les éditeurs voulaient qu'il sorte pour Noël 1971. J'étais d'accord mais, n'ayant pas le temps de m'occuper de la pochette, j'ai donc laissé aux éditeurs le soin de s'en charger, libres de faire ce qu'ils voulaient. Lorsque le disque est sorti, j'ai découvert cette pochette et, sur le moment, je n'ai vraiment pas été content. Comment était-elle ? Les éditeurs avaient voulu absolument illustrer cette œuvre « La Cathédrale engloutie » et avaient imaginé un trucage photographique de mauvais goût que je continue d'ailleurs à ne pas trouver très réussi : le Sacré-Cœur de Montmartre avec, en surimpression, une photo de la mer. On y voyait la Basilique du Sacré-Cœur en transparence dans la mer en même temps qu'elle semblait émerger hors de l'eau. Pourquoi n'étais-je pas très content ? D'abord parce que le Sacré-Cœur de Montmartre, esthétiquement parlant, n'est vraiment pas ce qu'il y a de plus beau. I1 y a des centaines de cathédrales en France qui sont bien plus belles. Je n'étais pas satisfait non plus de ce trucage photographique un peu facile. Et puis j'ai oublié cette pochette et les années ont passé. Juste avant mon entrée en catéchuménat, je me suis trouvé avoir de nouveau ce disque en main. J'allais l'offrir. Je regarde la pochette et là, je suis bouleversé. Je vois la Basilique du Sacré-Cœur où j'allais être baptisé dans quelques mois. Il y avait, bien sûr, mon nom sur la pochette, la mer et la Basilique qui émergeait hors de la mer. L'eau, symbole du baptême, et la Basilique du Sacré-Cœur, symbole de l’Eglise et d'une vie nouvelle, comme si le Seigneur avait voulu me dire à travers cette pochette : « Voilà ce que je t'ai préparé depuis de longues années alors que tu ne me connaissais pas. Déjà j'avais les yeux sur toi. Je savais qu'un jour il y aurait une vie nouvelle pour toi et que tu serais plongé dans ma mort et dans ma résurrection. » Je raconte ce petit fait pour montrer à quel point le Seigneur nous « guette », plein d'amour pour nous. I1 attend le moment favorable et, même lorsque nous sommes très loin de lui, garde les yeux fixés sur nous. Il nous guette pour se saisir de nous dès que notre cœur a un désir obscur ou ardent de se tourner vers lui. Après mon baptême j'ai poursuivi mon cheminement dans des groupes de prière. Si j'ai eu en temps que musicien des joies parfois extraordinaires ─ c'est vrai que c'est un des métiers les plus beaux, un métier de création où l’on communique quelque chose de beau aux autres ─ j’ai compris que c’est à partir de mon baptême que j’ai commencé à vivre véritablement alors qu’auparavant je ne faisais que survivre. En regardant toutes ces années qui ont précédé ma conversion et mon baptême, je garde l'impression d'avoir été comme un insecte qui grappillait, à gauche et à droite, des petites ou mêmes des grandes joies mais qui ne savait pas exactement d'où il venait ni où il allait. Maintenant évidemment je le sais parfaitement. Cette certitude demeure. Même à travers des périodes de combats ou d'obscurité, il existe toujours ce fil conducteur qui n'est rien d'autre que l'amour de Dieu, le regard de Jésus sur l'ensemble de ma vie et sur l'ensemble de l'histoire de son Eglise, sur son peuple Israël aussi, dimension que j'ai découverte un peu plus tard. Après mon baptême, j'ai continué à donner des concerts. Peu à peu une transformation s'est faite dans ma façon de faire de la musique. Je ne supportais plus de jouer des œuvres pour leur simple beauté. Je n'acceptais plus une recherche purement esthétique. J'avais rencontré la beauté incréée. La beauté créée, livrée à elle-même, me paraissait vaine. Ce n'est pas allé sans déchirements. Il y eut même une période de rejet et de dégoût mais j'étais obligé de continuer puisque j'avais des contrats et des concerts à assurer. Progressivement, dans chaque œuvre, j'ai commencé à chercher le visage de Jésus. Même pour des œuvres profanes j'ai cherché des références scripturaires, des éléments spirituels qui m'inspireraient pour jouer telle ou telle œuvre afin qu'elle soit de plus en plus habitée uniquement par la présence de Jésus, par la richesse de son mystère. Une transformation s'est ainsi opérée progressivement dans mon jeu et les différents publics qui m'ont entendu, alors qu'ils n'étaient pas du tout au courant de ce qui m'arrivait, ont du percevoir cette différence : une sorte de purification dans ma façon de jouer. En 1979, après une messe où je vivais un grand « cœur à cœur » avec Jésus, dans une paix profonde et un grand amour, j'étais resté seul dans l'église. J'entends comme une sorte de locution intérieure, une voix qui me pose deux questions très distinctes et précises. La première question était : « Veux-tu m'aimer ? » Bien sûr j'ai répondu : « Oui ». Puis après un silence, une deuxième question : « Veux-tu m'aider à montrer aux autres comment je les aime ? ». J'ai alors compris immédiatement que j'étais appelé au sacerdoce. Et j'ai eu la grâce de répondre aussi «Oui». Après ce jour décisif, j'ai poursuivi encore les concerts. J'avais dit « Oui » au Seigneur mais je ne savais pas du tout, ni quand ni comment cela se ferait. C'est fin 1979 que cet appel est devenu de plus en plus clair à travers des détails très précis, des coïncidences, des événements, des rencontres. A cette époque, j'ai rencontré des garçons qui vivaient en communauté. J'ai pu partager avec eux ce qui me semblait être l'appel de Dieu sur moi. Ils m'ont parlé de tous ces autres jeunes hommes qui, tout en appartenant à la Communauté de l'Emmanuel, se préparaient au sacerdoce tout en ayant la grâce de vivre cette préparation au sein d'une vie communautaire forte spirituellement. Ils vivaient cette formation non seulement entre eux mais aussi profondément en lien avec des laïcs et des familles, dans une vie spirituelle très équilibrée et équilibrante. C'est pour cette raison que je suis entré dans la Communauté de l'Emmanuel. Pour me former et pour vivre, durant ce temps de cheminement vers le sacerdoce, toutes les grâces de nouvelle Pentecôte dont l'Eglise vit en notre temps : les charismes, ces dons qui manifestent la miséricorde de Dieu. J'ai eu cette grâce vraiment immense de ne pas vivre mon cheminement dans un contexte trop aride, trop isolé ou coupé du monde mais de le vivre au sein de cette communauté. C'est là aussi que j'ai découvert la grâce du Cœur de Jésus, le Cœur du Grand Prêtre. A partir du moment où j'ai commencé mes études de théologie, en 1981, j'ai radicalement arrêté ma carrière musicale. J'ai donné mon dernier concert tout à fait discrètement. Personne dans la salle ne le savait, sauf deux ou trois personnes. D'ailleurs cela ne se passa pas dans un cadre prestigieux. Aucun déchirement en moi mais au contraire une très grande joie et la certitude de répondre à l'appel à une vie nouvelle. La certitude aussi que tous ces talents que Dieu m'avait donnés n'étaient pas perdus mais transfigurés. A la fois dans ma manière de faire de la musique, de jouer pour Jésus mais aussi dans toute ma formation spirituelle et théologique. La découverte de la théologie, bien enseignée et bien comprise, m'a donné les mêmes joies qu'en musique, joies multipliées au centuple. De même l'étude de l'Ecriture, Parole de Dieu, avec son perpétuel rejaillissement, ses cohérences internes, la présence du Dieu Vivant qui y habite... C'est ainsi que je me suis acheminé vers le sacerdoce et ai été ordonné prêtre en novembre 1986 dans la Basilique du Sacré-Cœur à Paray-le-Monial au cours d'une magnifique cérémonie, dans une joie surnaturelle et extraordinaire. Cependant, je voudrais souligner quelque chose de très important et qui tiendra certainement une grande place dans mon ministère de prêtre : la redécouverte pour moi de ma propre identité de Juif, de Fils d'Israël. Avant ma conversion j'y étais très indifférent. Progressivement, deux à trois ans après mon baptême et à la lumière de ma foi, j'ai effectué une prise de conscience de mon appartenance au peuple d'Israël. Etre prêtre revêt pour moi une grande importance parce que, du côté de mon père, je fais partie de la branche des Cohen, la branche sacerdotale des fils d'Aaron. Chez mes ancêtres paternels il y a eu toute une lignée de rabbins et ensuite comme une cassure : plus de pratique religieuse pendant trois générations. Et maintenant, à nouveau le sacerdoce, dans la Nouvelle Alliance. Je ressens très fort le fait d'être prêtre, juif, faisant partie des « Cohen », dans ce temps très particulier que vit l'Eglise avec toute la prise de conscience post-conciliaire de l'importance et de la permanence de la vocation d'Israël et de ce qui nous enracine en Israël. Il me semble que Dieu m'a ainsi donné, par grâce, une place dans Son Cœur, dans le Cœur de l'Eglise mais aussi dans le Cœur d'Israël. Même si j'ai encore du mal à tout comprendre, j'y entrevois une dimension d'amour et de gratuité, comme une attente de la venue du Seigneur en gloire. Voilà. J'ai essayé bien imparfaitement de vous raconter ma conversion. Si ce récit peut aider certains à vouloir eux aussi rencontrer Jésus, à prier, à rendre grâce, tel est mon témoignage personnel. J'en rends grâce à Jésus. J'en rends grâce aussi très particulièrement à Notre-Dame de Lourdes qui a été très présente à l'origine de ce processus de conversion. J'en rends grâce à tous les saints et les saintes de l'Ancienne et de la Nouvelle Alliance. J'en rends grâce très particulièrement à tous mes frères dans l'Eglise, tous mes frères du Renouveau, tous sans exception, de toutes les communautés que j'ai rencontrées et tous ceux qui, un jour ou l'autre, ont été icône de la sainteté et de la miséricorde de Jésus. Je souhaite vraiment à tous ceux qui liront ce témoignage une très grande joie, la joie de l'Epouse à la rencontre de l'Epoux. Amen. Père Jean-Rodolphe Kars
Mon témoignage sur l’œuvre d’Olivier Messiaen
PERE JEAN-RODOLPHE KARS
Chapelain de Paray-le-Monial, Ancien Pianiste-Concertiste, Premier Prix du Concours de Piano Olivier Messiaen (1968), Conférencier du Festival Messiaen à l’Eglise de la Ste Trinité, Paris (1995).
Né en 1947 de parents juifs autrichiens non pratiquants, qui s'établirent en France en 1948, je commence le piano à sept ans, étudie au Conservatoire National Supérieur de Musique de Paris, et commence une carrière en 1967, après avoir été finaliste au concours international de piano de Leeds (Angleterre). Renforcée par la réception du 1er prix du concours Olivier Messiaen, en 1968, ma carrière devient internationale. En 1976, au sein de divers événements affectant ma vie personnelle, je fais une expérience très forte de Dieu et vis une véritable rencontre intérieure avec le Christ. Ma vie en est transformée. Je reçois le baptême dans l’Église catholique en 1977. Deux ans plus tard, je perçois un appel clair au sacerdoce. En 1981, je commence mes études de théologie et mets fin à ma carrière. En 1986, je suis ordonné prêtre, au sein de la communauté catholique de 1'Emmanuel. C'est en 1966 que je fais la connaissance de Messiaen et de son œuvre que je commence à jouer. Fasciné par cette musique si radicalement nouvelle pour moi à l'époque, je l'étudie et suis aussi passionné par les extraordinaires commentaires de l'auteur. Alors encore incroyant, j'entre sans peine dans l'univers spirituel et sonore du grand compositeur catholique. La saison 1971-1972 est très intense pour moi, car j'étudie les Vingt regards sur l’Enfant-Jésus en vue de les jouer en concert. Maintenant, à la lumière de ma foi et dans une « relecture » de mon passé, je comprends avec un émerveillement grandissant à quel point ma conversion a été préparée dans le secret, comme « souterrainement », par ma fréquentation de l'œuvre de Messiaen (musique et textes). Au long de ces années, déjà la Grâce agissait ; et j'ai la certitude que Dieu a voulu que l'œuvre de Messiaen soit le chemin par lequel II viendrait me rejoindre et m'attirer à Lui. C'est pour cela que je considère Messiaen comme mon premier père spirituel, bien qu'à l'époque, ni lui, ni moi nous n'en étions conscients. Lorsque Messiaen apprit mon ordination, il m'écrivit: « Etre prêtre est la plus belle chose qui soit sur terre! » Pour rendre grâce au Seigneur pour la foi et la vocation qu'Il m'a données, je ne puis que reprendre à mon compte (et en l'adaptant) la parole des deux disciples d'Emmaüs après qu'ils eurent reconnu Jésus à la fraction du pain (voir Saint Luc 24, 32) : « Mon cœur n'était-il pas tout brûlant au-dedans de moi, quand Il [Jésus] me parlait en chemin... ? », à travers l'œuvre de son serviteur Olivier.
Pour aller plus loin: Interview du P. Kars en Zénit (12 octobre 2008)
[1] De 1948 à 1953, nous avons vécu au Chambon-sur-Lignon, localité devenue très célèbre car les habitants y avaient sauvé quelques 5000 juifs pendant la guerre. Puis nous nous sommes établis à Paris. [2] Maintenant, elle est sœur consacrée dans la communauté des Béatitudes. [3] Abbaye Notre-Dame de Tamié, Haute-Savoie. NewsIngrid Betancourt libérée : "L’Amour m'a sauvée"
Publié le 07/07/2008- Interview exclusive au Revue Pelèrin
L'ex-otage la plus célèbre du monde s'est rendue au Sacré-cœur de Montmartre ce dimanche 6 juillet pour remercier Jésus et la Vierge Marie de sa libération. Après sa prière, Ingrid Betancourt s'est confiée à Pèlerin pour dire comment sa foi s'est manifestée dans les moments les plus douloureux de sa captivité.
C’était dimanche 6 juillet, au soir, à l’issue de la messe de 22 heures célébrée en la basilique du Sacré-Coeur qui domine Paris du haut de la butte Montmartre. Ingrid avait tenu à faire ce pèlerinage avec ses proches : ses enfants Mélanie et Lorenzo, sa mère Yolanda, sa sœur Astrid, et quelques autres. Parce qu’elle voulait tenir une promesse faite durant sa captivité : remercier d’abord et avant tout Jésus et la Vierge Marie de lui avoir rendu sa liberté.
C’est dans la chapelle située derrière le chœur de la basilique qu’elle et sa famille ont prié. Malgré l’heure tardive et la fatigue, Ingrid a accepté de se confier aux lecteurs de Pèlerin, pendant plus d’une demi-heure. Elle a dit la foi qui l’a soutenue dans l’épreuve, son amour pour Jésus et Marie, ses lectures de la Bible et de l’Evangile qui lui ont donné la force de ne pas céder à la haine contre ses geôliers.
Votre premier geste de femme libre a été un signe de croix, votre premier mot a été pour remercier Dieu et la Vierge Marie. Pourquoi avez-vous éprouvé ce besoin ?
Alors que j’étais en captivité, j’avais pris la résolution, lorsque le moment viendrait d’être libre, de remercier en premier le Seigneur. Pourquoi ? Parce que si je n’avais pas eu le Seigneur à mes côtés, je ne pense pas que j’aurais réussi à grandir dans la douleur. Etre otage vous place dans une situation de constante humiliation. Vous êtes victime de l’arbitraire complet, vous connaissez le plus vil de l’âme humaine.
Face à cela, il y a deux chemins. Soit on se laisse enlaidir, on devient aigre, hargneux, vindicatif, on laisse son cœur se remplir de rancune. Soit on choisit l’autre chemin, celui que Jésus nous a montré. Il nous demande : «Béni ton ennemi». A chaque fois que je lisais la Bible, je sentais que ces mots s’adressaient à moi, comme s’Il était en face de moi, qu’Il savait ce qu’il fallait me dire. Et cela m’arrivait droit au cœur. Bien sûr, je reconnais que lorsque l’ennemi est atroce, c’est difficile d’être fidèle à cette parole. Pourtant, dès que je faisais l’exercice de prononcer «Béni ton ennemi» –alors que j’avais envie de dire tout le contraire– c’était magique, il y avait comme une espèce de… de soulagement. Et l’horreur disparaissait, tout simplement. Des choses comme celle-là, je pourrais vous en raconter des jours durant. Je sais, je sens, qu’il y a eu une transformation en moi et cette transformation, je la dois à ce contact, à cette capacité d’écoute de ce que Dieu voulait pour moi. Ce fut un dialogue constant avec Dieu à travers l’Evangile !
Cette foi qui vous a porté durant toutes ces années était-elle là dès le premier jour ? Y a-t-il eu un événement spécial ? Une pensée particulière qui vous a tournée vers Dieu ?
Je vais vous raconter une histoire en deux temps, qui me ferait presque rire tant je me souviens parfaitement de ces épisodes. Au début de ma captivité, je me suis dit : «Bon, tu vas passer des mois et des mois ici, alors autant lire la Bible», que je ne connaissais pas. En l’ouvrant, je tombe sur les épîtres de saint Paul. Je le cite de mémoire, c’est à peu près cela : «Tu peux solliciter ce que tu veux, de toute façon le Saint-Esprit sollicitera mieux car il sait mieux que toi ce dont tu as besoin.» Quand j’ai lu ça, je me suis écriée : «Mon Dieu, c’est bien, mais ce que je veux, moi je le sais, c’est être libre !» Six ans après, en relisant la même épître, j’ai enfin compris : «Heureusement que le Saint-Esprit est là pour prier pour moi, car je suis incapable de demander ce qu’il faut.» Voilà…
Et cette foi ne vous a pas quittée ? N’avez-vous jamais ressenti des moments d’abandon, de solitude ?
La première année, c’est vrai, j’étais en lutte contre Dieu. Je lui en voulais terriblement de la mort de mon père. Je lui disais : «Pourquoi m’as-tu fait ça alors que tu sais que je t’adore ? Pourquoi me punis-tu ?» Et puis j’ai compris qu’il fallait Le remercier de l’avoir pris, car jamais papa n’aurait pu supporter ces six années d’horreur. Alors oui, je peux dire que ma foi a continuellement grandi.
C’est curieux, mais c’était comme si des choses se passaient pour que j’en comprenne d’autres. Il faut que je vous raconte ma découverte de Marie. Papa avait une grande dévotion pour la Vierge alors que moi, je dois dire qu’à l’époque, je trouvais Marie un petit peu… bébête. Disons que ce n’était pas vraiment l’image d’une femme qui me faisait rêver.
Et puis, en captivité, j'ai relu les Evangiles et je suis tombée en admiration devant elle. Sans doute parce que pour comprendre la Vierge, il faut avoir vécu, acquis une certaine maturité. Et je commence à trouver vraiment sensationnelle cette jeune fille qui accepte d’avoir un enfant alors qu’elle avait un plan de vie totalement différent. Elle court tous les risques. Pour beaucoup de chrétiens, ce sont des choses bien connues, mais pour moi, c’était une découverte. Je découvre une Marie forte, une Marie intelligente, une Marie qui a de l’humour…
Je vais vous dire : je suis tombée, comme disent les Canadiens, en amour devant Marie en lisant l’évangile de saint Jean, lorsqu’il raconte les noces de Cana. Je trouve ce dialogue entre Marie et Jésus extraordinaire. Cette complicité entre eux, c’est génial. Malgré toutes les raisons que Jésus oppose à sa mère, elle sait déjà qu’il va faire ce qu’elle veut, qu’il transformera l’eau en vin des noces par amour pour elle. En lisant ce passage, je ne pouvais pas m’empêcher de penser à ma relation avec mon fils, Lorenzo.
Vous avez tenu à venir, ce soir, à la basilique du Sacré-Cœur. Quel sens donnez-vous à ce pèlerinage ?
Pendant près de sept ans, j’ai fait beaucoup de promesses à la Vierge et je vais vous raconter une chose d’une importance particulière pour moi. Le 1er juin, j’écoutais Radio Catolica Mundial et j’apprends que le mois de juin est celui où l’on célèbre le Sacré-Cœur. Or, la dernière fois que j’ai vu mon père, à la veille de mon enlèvement, nous étions assis dans sa chambre, sous une image du Sacré-Cœur. Papa m’a alors pris la main, a regardé l’image et a demandé : « Sacré-Cœur, prends soin de mon cœur, prends soin de mon enfant. » Aussi, quand j’ai entendu parler du Sacré-Cœur à la radio, j’ai aussitôt tendu l’oreille.
Sur l’instant, je n’ai pas bien saisi l’histoire de sainte Marguerite-Marie –en fait, je viens juste d’apprendre son nom. Mais j’ai compris que si, comme elle, on se dévouait au Sacré-Cœur, on recevait des bénédictions. Je me souviens d’une bénédiction, en particulier, celle de Jésus promettant de toucher les cœurs durs qui nous font souffrir. Alors, j’ai fait cette prière : « Mon Jésus, je ne t’ai jamais rien demandé parce que tu es tellement grand que j’ai honte de te solliciter. Mais là, je vais te demander quelque chose de très concret. Je ne sais pas ce que cela signifie exactement “se consacrer au Sacré-Cœur”, mais si tu m’annonces, au cours du mois de juin qui est ton mois, la date à laquelle je vais être libérée, je serai toute à toi. » Et le 27 juin, un commandant de la guérilla rentre au campement et nous ordonne de préparer nos affaires, car peut-être l’un d’entre nous va être libéré. Quand il a parlé, j’ai pensé : « Voilà ! Il est au rendez-vous. » Ma libération s’est déroulée de manière très différente, mais le fait est que Jésus a tenu parole : je vis un miracle.
Propos recueillis par Antoine d'Abbundo et Vincent Cabanac (Revue Pèlerin n°6554)
Ingrid Betancourt avant son enlèvement Reportage pour TF 2
Violette en stage en Burkina Faso
La foi par-dessus tout
Le Burkina Faso, un des pays de l’Afrique de l’Ouest. Certains le connaissent comme un pays du Sahel, le Sahel où seules la chaleur et la sécheresse règnent. Ceux qui le considèrent de cette sorte n’ont pas tort. On est le 14 avril et il fait 45°. A de telles témpératures, il n’y a aucun refuge car tout chauffe et toute activité productive est difficilement menée. La chaleur est donc présente dès la matinée jusque tard la luit. Pourtant, les gens se battent pour vivre. Est-ce parce qu’ils ne sentent plus cette fournaise ou c’est parce qu’ils n’ont pas de choix ? C’est formidable de voir comment les femmes se débrouillent pour faire vivre leurs familles. Je reste admirative quand je vois une femme commerçante sur sa moto, l’enfant dans le dos, un panier de fraise sur la tête, une balance dans la main gauche et un autre sac derrière.
Qu’est ce que les gens ne font pas pour vivre ? Ils vont même jusqu’à arroser les plantations de salades avec l’eau des égouts. Il faut voir comment les jeunes et particulièrement les enfants circulent à travers toute la ville de Ouagadougou pour vendre plusieurs sortes d’articles notamment l’eau. Aaah, l’eau !!! Chose rare au Burkina Faso. L’or, une voiture, une villa sont considérées comme précieuses dans certaines sociétés mais au Burkina, cela n’est pas le cas. L’eau est quelque chose de très précieux de telle sorte que quand une famille reçoit un visiteur, la première chose que l’on lui donne, c’est un verre d’eau. Cela signifie que cette famille accepte cet invité car elle lui a donné ce qu’elle a de plus chère.
Je suppose que vous commencez à vous demander le rapport qu’il y a entre le titre et ce que j’ai dit jusque là. La foi par-dessus tout. Oui la foi, parce que ces quelques observations me font comprendre encore une fois que cette volonté qu’ont les gens pour vivre, ne relève pas d’une simple envie de vivre mais de la foi profonde qu’ils ont en l’Etre qui les porte, les supporte, les aime. Et cet Etre n’est autre que notre Seigneur et Sauveur Eternel de notre vie. Cette foi des burkinabè est donc réelle, vivante. Elle se manifeste même à travers l’engagement des enfants, des jeunes, des parents envers notre Eglise. Chaque burkinabè a de la valeur aux yeux du Seigneur et a conscience que la contribution de chacun aussi minime soit-elle, est une nécessité pour rendre témoignage à l’œuvre de Dieu dans nos vies. Ici, chaque dimanche est une fête pour telle ou telle autre catégorie des chrétiens. Il y a la fête de la jeunesse chrétienne, de la fille catholique, de l’étudiante et élève catholique, des étudiants dans les milieux estudiantins, de la mère catholique, du père catholique et chaque fête a un groupe qui se charge de l’organisation donc qui en fait parti. La foi est donc une question vitale pour ces gens. Elle est pratique, vivante.
Vous aurez donc compris que j’ai parlé de la foi à la lumière de la vie quotidienne des gens qui m’entourent. Cela pour montrer que notre foi doit être permanente. Notre vie quotidienne ne doit pas être séparée de notre foi, de notre engagement envers l’Église. Notre lumière en tant que jeunes doit rester allumée et étant sel de la terre, nous devons aussi garder notre saveur. Soyons des témoins partout et dans tout ce que nous faisons et notre lumière éclairera tous nos frères et sœurs qui sont encore dans l’obscurité. Je suis sûre que l’engagement sincère des jeunes burkinabè au sein de l’Église incite les autres à agir, à servir notre Dieu. Soyons engagés nous aussi même dans les plus petites choses.
Qu’Il soit loué notre Seigneur, Lui qui était et qui est pour les siècles des siècles. Amen.
Violette CIMPAYE
Groupe de prière ICTUS
Aumônerie Étudiante Avignon
La voix des jeunes !
Dieu attend notre « oui » pour nous donner la vie en abondance ! Pour moi, c’est une chance incroyable que de pourvoir faire un chemin de foi, avec des frères et sœurs, en vivant une foi commune. C’est grâce à cela que je peux avancer dans ma foi. On a vécu des moments de fraternité très fort dans le groupe Ictus. Et cette année, j’ai vraiment l’impression d’avoir approfondit réellement, le dialogue avec Dieu, la foi en Jésus, découvrir ce pour quoi je vis, tout simplement. Il y a une phrase dans la bible qui dit : « Il n'a pas refusé son propre Fils, il l'a livré pour nous tous : comment pourrait-il avec lui ne pas nous donner tout ? » Dieu m’a fait comprendre petit à petit qu’Il nous a tout donné, pour que nous vivions, et qu’Il attend notre « oui » pour nous donner la vie en abondance ! On a fait un week-end il y a pas longtemps, au milieu des Cévennes, et pour moi ça a été un moment très fort pour parler avec Jésus. Il m’a montré que prendre du temps pour dialoguer avec Lui c’était ce qui pourrait me faire Vivre. Et j’ai compris aussi que rien de ce que nous vivons ne Lui est indifférent, qu’Il est complètement impliqué dans toute notre vie, dans le sens où, Il nous accompagne partout : sans cesse Il porte se regard d’Amour sur nous. Lui est toujours là, on l’oublie parfois, mais mère Teresa disait « Jésus serait mort pour une seule personne, pour un seul pécheur. » Et chaque partage, chaque rencontre, chaque jour a été, et est, une occasion pour découvrir la grandeur de son amour. Jésus me disait qu’entrer dans cette relation avec Dieu, comprendre petit à petit la force de son Amour et de sa miséricorde, c’est cela qui pourra donner réellement un sens à toute ma vie : Vivre avec Jésus qui nous attend. Ségolène Bédouin Université d’Avignon Étudiante en Langues Étrangères Appliquées
Le Christ nous dit tous les jours « J’ai soif de toi »
Cette année d’aumônerie a été pour moi le tremplin d’une nouvelle étape dans ma foi. Elle m’a permis de vivre cette foi au quotidien au sein de la fac, en famille, à travers mes activités… Vivre vraiment avec le Christ à mes côtés au jour le jour, sans attendre le prochain « temps fort », même si ceux-ci sont nécessaires.
C’est surtout la prière qui m’a particulièrement aidé. Frère Aloïs a dit un jour, pendant une prière : « Bénis-nous, Dieu de tendresse. Si pauvre soit notre prière, ton amour se crée un passage parmi nos difficultés et même nos doutes. » Cette phrase m’a beaucoup touchée. Quelle merveille d’avoir un dialogue de cœur à cœur avec quelqu’un qui ne nous juge pas et qui nous écoute ! Même si nous ne nous en sentons pas dignes, Il est toujours là pour nous aimer et nous soutenir malgré notre manque de foi. Il nous dit tous les jours « J’ai soif de toi », et nous appelle à lui faire confiance, à le laisser guider notre vie.
Prier, partager, vivre en communion avec les jeunes de l’aumônerie m’a donné un nouvel élan pour être un témoin de l’amour du Christ auprès des autres jeunes de la fac, qui sont souvent en recherche et qui ne savent parfois plus très bien où ils en sont. En cette fin d’année, je voudrais dire merci au Seigneur pour tout ce qu’il m’a donné de vivre dans ma relation avec Lui et avec les personnes qui m’entourent. Merci de nous accompagner chaque jour en particulier dans les difficultés, où il n’y a plus qu’une trace de pas dans le désert, la Sienne. Merci aussi à tous ceux qui nous ont accompagnés concrètement et par leurs prières.
Hélène Trempé
Université d’Avignon
Étudiante en Prépa de Sciences
Témoignages de la Mission à Pertuis
Impressions du P. Marc Langello, curé de Pertuis, sur la mission réalisée à Pertuis par la Famille Dialogue de Dieu du 9 au 18 Mars 2007 Constats :
♦ Richesse d'une grande diversité de services et de mouvements, de lieux de partage et de prière sur la paroisse, dont la motivation profonde est bien l'Amour du Christ et des frères en humanité.
♦ Découverte de grandes générosités et compétences, qui pourraient amener à plus de formation pour être plus approfondies.
♦ Dans la diversité des activités, il existe une convergence et un réel dynamisme au service de l'Eglise ; les singularités de chacun sont apparues.
♦ Des personnes se sont révélées dans des services mutuels comme lors de l'organisation du repas convivial qui clôturait la Mission qui a réuni 170 personnes.
♦ Tous les échos témoignent d'un temps très riche ressenti par les participants. Les instructions et témoignages de vie des membres de la Mission ont été fortement ressentis. L'ensemble a été très positif et porteur de paix et de joie profonde.
♦ Il y eu au début une certaine méfiance vis-à-vis de l'inconnu que représentait " la Mission". Pour bon nombre de paroissiens il y a eu un temps d'observation avant que d'entrer vraiment dans la dynamique de cette semaine.
♦ Le but était de mobiliser les forces vives et de susciter un élan missionnaire dans la paroisse et pourquoi pas des charismes missionnaires.
Personnellement j'ai eu beaucoup de joie à vivre, avec les paroissiens, ce temps fort où des frères et sœurs, venus d'Avignon, eux-mêmes d'origines très diverses, formant une véritable unité de Foi et d'Amour, sont venus partager avec nous ce vécu de la bonne nouvelle de Jésus Christ. Ce fut vraiment une " église sœur" qui est venue conforter une autre " église sœur", celle de Pertuis, pour me relancer, de son élan, dans l'Amour du Christ et de son Église.
Pertuis 12 Avril 2007
Père Marc Langello
Curé de Pertuis
« Il est mort pour nous afin que, éveillés ou endormis, nous vivions unis à lui » (1Th 5, 10)
Voilà en vrac ce que nous avons retenus de cette semaine :
Tout d’abord, nous tenons à remercier les missionnaires pour leur dévotion et leur volontarisme. Ce qui nous a le plus touché, ce sont leurs témoignages et en particulier leur conversion, chacun en a une différente, mais tous ont les mêmes convictions. Nous avons ensuite su apprécier les temps (forts et non) que nous avons pu partager avec eux, nous avons pu de même lier une amitié très rapidement, qui s’est renforcée au cours de cette semaine. Ils nous ont aussi appris des chants, qui nous permettrons de rentrer plus aisément dans la prière lors de nos futures veillées. Enfin, nous tenions à insister sur la veillée finale, qui était vraiment quelque chose de très fort, tant au niveau de la prière qu’au niveau pastoral. Merci donc encore une fois, en espérant vous revoir très prochainement.
Les aînés
Aumônerie de Pertuis
« Nous vous en supplions au nom du Christ : laissez-vous réconcilier avec Dieu » (2Co 5, 20)
Sur le chemin de Pâques, la mission à Pertuis m’a surtout permis de découvrir le visage de Jésus dans celui des personnes qui m’entourent. Lorsqu’on ne communique plus, lorsqu’on a baissé les bras et renoncé à trouver un terrain de conciliation, alors c’est notre amitié avec Jésus qu’on laisse sur le bord de la route.
Il faut avoir confiance en Jésus ! Il nous aime ! Qui que nous soyons, quelque soient les crimes que nous avons commis, Son Amour pour nous est tellement fort, unique, multiple et nous enveloppant tout entier, qu’il nous porte jusqu’à Lui. Nous vivons dans un cœur à cœur permanent avec Jésus. Lorsque nous souffrons Il souffre encore plus avec nous ; lorsque nous aimons, Il aime encore plus.
Comment vous parler autrement de cette mission à Pertuis ? Elle a véritablement été, pour nous missionnaires, mais aussi pour toutes ces personnes rayonnantes que nous avons laissées là-bas, l’occasion de re-découvrir ou de découvrir cette relation privilégiée de cœur à cœur, de dialogue d’Amour, que nous avons chacun avec Jésus ; et à travers l’Amour qu’il nous porte, le dialogue d’Amour que nous avons entre nous.
Christine BAVIERE
Aumônerie des étudiants d’Avignon
« L’espérance ne déçoit point, parce que l’amour de Dieu a été répandu dans nos cœurs par l’Esprit Saint » (Rm 5, 5)
Merci du fond du cœur pour tout ce que vous nous avez donné à vivre : Ce fut une expérience très riche de foi, de prière, d’amour, d’amitié, de partage, de chaleur, de convivialité.
Samedi soir, pendant le temps fort, sachant que je ne serais pas présent le dimanche pour la messe d’envoi et le repas, j’ai eu les larmes aux yeux et de la peine car je me suis dit que c’était déjà fini, que vous alliez repartir sur Avignon. J’aurais aimé que votre présence dure encore (je ressens la même émotion chaque fois que nous sommes à Taizé avec les jeunes depuis quelques jours et au moment où il nous faut repartir). Je ne crois pas me tromper en disant que je ne suis pas le seul à avoir ressenti cela.
Dans ma tête, j’ai commencé de faire un petit bilan : les prières du matin, les partages de parole le soir, les temps forts des samedi soir, la formation sur le sacrement de réconciliation, les messes, la rencontre avec les fiancés, le repas chez nous : que de moments riches d’émotion et d’amitié !
Avec quelle rapidité vous vous êtes intégrés à notre paroisse ! Quelle simplicité, quelle humilité, quel amour vous avez manifestés ! La simplicité et l’à-propos des enseignements resteront gravés dans nos mémoires. Les temps de prière, les témoignages m’ont fortement émus. Je me sens bien dans ce style d’animation et les chants sont magnifiques.
Voilà, chers amis. Pour moi, à mon humble avis, ce que nous avons vécu ces quelques jours ensemble ne peut rester sans suite. Du bon grain a été semé. Attendons la moisson ! Attendons de voir et de sentir si nos cœurs de Pertuisiens sont transformés !
Après ces quelques mots mêlés de joie, d’amitié mais aussi d’un peu de mélancolie, je vous quitte en vous renouvelant mes amitiés les plus fraternelles et en n’ayant qu’une hâte : nous rencontrer bientôt.
Thérèse et Alain FOURNIER
Villelaure
« Dieu collabore en tout pour le bien de ceux qu’il aime » (Rm 8, 28)
Je suis bien embarrassé pour donner mes impressions car je me suis trouvé en congé maladie au moment de la mission. Je n'ai en fait participé qu'aux célébrations dominicales et à l'aïoli.
Chacune des célébrations a été originale et l'équipe a su merveilleusement s'intégrer. Nous avons finalement célébré avec une joie partagée; Il m'a manqué de participer aux veillées, car en plus j'y aurais certainement senti une grande ferveur.
On peut certainement regretter que tous n'aient participé, mais du moins ceux qui l'ont fait avec leur cœur doivent maintenant rester encore plus ouverts aux autres et doivent aussi être prêts à répondre à un appel.
Jean-Jacques
Pertuis
Si en effet nous peinons et combattons c’est que nous avons mis notre espérance dans le Dieu vivant (Ti 4, 10)
Quand le réveil (« Oui, je serai là, je serai pour toi, pour t’aimer toujours, pour t’aimer aujourd’hui…» que Daniella a chanté) a sonné à 6h30 du matin, mes yeux restaient fermés, et mon corps qui était fatigué m’a demandé : « Pourquoi as-tu choisi un week-end pour te lever à 6h30 ??? » C’est vrai, quelle folie !
Quand j’étais dans l’église, en voyant les sourires des paroissiens, en entendant les remerciements des personnes qu’on rencontrait, je savais pourquoi j’avais choisi un week-end missionnaire, un week-end où il faut se lever à 6H30 du matin. C’est la joie qui vient du cœur.
Nous faisons tous partie du corps du Christ, et nous sommes heureux quand nous pouvons nous aider les uns les autres. En tant que jeunes, nous pouvons apporter une énergie, un dynamisme nouveaux. Nous sommes avec le Christ en mesure de rassembler les personnes de l’Église, celles du monde entier. Seuls, nous ne sommes que de petits « riens », mais réunis au sein de l’Église, tout est possible.
Je sens la joie qui vient du cœur, plus forte que la fatigue…
Peizhi
Aumônerie des étudiants d’Avignon ICTUS
« Soyez toujours joyeux, priez sans cesse, rendez grâce en toutes choses » (1Th 5, 16-18)
La mission de Pertuis a été pour moi l’occasion de confirmer le rôle que je devais avoir dans la mission. Comme l’a demandé Jésus, il faut toujours être deux personnes pour partir évangéliser. En général, il y en a un qui parle et annonce le Christ, et l’autre qui prie pour que l’Esprit agisse. Les deux sont de mêmes importances. Je n’ai jamais vraiment aimé annoncer Jésus dans la rue ou à des personnes inconnues. Il m’arrive pourtant d’en parler, mais le plus souvent avec des personnes que je connais bien, et rarement sans qu’elles ne me le demandent. Aussi quand je suis parti en mission à Pertuis, je ne trouvais pas ma place. J’ai donc reçu que pour le moment je serais seulement cette deuxième personne, celle qui prie.
Seulement pour être efficace dans ma prière pour la mission, il me faut aussi savoir prier pour d’autres occasions. C’est cela aussi que m’a apporté cette mission, la nécessité de prier pour la mission mais aussi pour d’autres choses. Cette prière est vitale, elle porte. C’est plus qu’un devoir. Il faut le faire, comme j’ai entendu le dire à Pertuis par un séminariste, par « joyeuse obéissance ».
Damien MUNOZ
Aumônerie des étudiants d’Avignon ICTUS
« Celui qui a commencé en vous cette œuvre excellente en poursuivra l’accomplissement » (Ph 1, 6)
Cette mission fut une grâce. Bien des difficultés furent surmontées avant d’arriver à Pertuis, mais à partir du moment où je suis arrivée, j’ai été très étonnée de me rendre compte que je recevais beaucoup plus que je ne donnai.
Le regard des personnes rencontrées, leurs yeux m’ont touchée, certains étaient très fermés à notre arrivée, et au fur et à mesure que les jours passaient, ceux-ci perdaient de leur méfiance, pour devenir lumineux.
Certains témoignages m’ont bouleversée… l’amour donné par delà la souffrance, le sourire à travers les larmes sans une once de rancœur. Sublime.
L’accueil du Père Marc, tellement chaleureux qu’il reste gravé dans mon cœur.
Les enseignements de notre petite communauté furent une merveilleuse nourriture quotidienne que nous avons pu partager avec nos frères et sœurs Pertusiens.
Le thème de cette mission était la réconciliation et j’ai reçu pendant ces journées une grâce de guérison intérieure, (je connaissais le mot pour l’avoir entendu de nombreuses fois) mais, là en un moment sans avoir rien « fait » cette guérison m’a été donnée gratuitement comme une lumière, tout d’un coup, tout est devenu clair, limpide, de la clarté de Dieu.
J’ai pu aussi constater en faisant « les travaux pratiques » que ce que disait dans les enseignements fonctionnait. Je l’avais déjà éprouvé seule chez moi, mais là c’était tous les jours dans différentes situations. Ainsi, je peux dire j’ai « expérimenté Dieu » et ça marche !
Je ne sais si le Seigneur est content de notre présence à Pertuis, mais moi j’ai envie de lui dire un énorme merci !
Françoise FAYOLLE
École de la Mission St Paul
« Que vous soyez enracinés, fondés dans l’Amour » (Ep 3, 17)
Nous avons vécu une semaine où l’amour du Christ était encore plus présent dans nos vies, une semaine où sa présence a changé notre regard sur le train-train quotidien, une semaine où tout ce qui est difficile devenait plus facile, où tout devenait plus beau, où notre regard sur les autres devenait différent. Une semaine où l’on avait envie de crier sa joie au monde et de la partager. Une semaine où l’on a réalisé, au fil des temps de prière, des enseignements, des partages de la Parole et des partages de vie, tout le chemin de conversion qu’il nous restait à parcourir pour, comme vous, arriver à vivre à chaque instant de notre vie de cette amour infini de Dieu en paroles et en actes.
Oui grâce à vous quelque chose a changé, et je suis sûr que cette rencontre du Dieu d’amour que vous nous avez permis de vivre, nous donnera la force de vivre l’Évangile dans notre communauté et la force de l’annoncer. Je voudrais vous remercier de tout ce que vous nous avez donné, votre joie, vos paroles, vos gestes. Puisse l’amour de Dieu continuer à rayonner avec autant d’intensité grâce à votre présence, je vous assure de ma prière et de mon amitié dans le Christ.
Florence et Bernard MUSSOTTE
Pertuis
« La vie c’est le Christ »(Ph 1, 21)
« Si tu savais le don de Dieu, et qui est Celui qu te dit : donne-moi à boire ! C’est toi qui le lui aurais demandé, et il t’aurait donné de l’eau vive » (Jn 4, 10)
Folie de Dieu qui mendie nom cœur tandis que je suis pauvre ;
Folie de Dieu qui m’a crée dans le seul but de se donner à moi ;
Folie de Dieu qui vient faire corps avec mon humanité pour m’élever à sa divinité ;
Folie de Dieu en croix qui crie sa soif d’Amour au moment même où je le renie, le crucifie…
Folie de Dieu qui descende dans mon enfer(mement) pour me « re-susciter » à une Vie Nouvelle ;
Folie de la petite créature que je suis, qui clame au soir de Pâques « Heureuse faute qui nous voulut un tel sauveur ! »
Être missionnaire ? Il n’est pas d’autre vocation pour moi que d’essayer (malgré et par ma petitesse) de communiquer cette folie à ceux que je rencontre et que j’aime… follement ! « Car voyez, le Royaume de Dieu est au-dedans de vous. » (Lc 17, 21b)
Puisse-je, puissions-nous être des « cieux ouverts » à nos contemporains, puissions-nous opérer (littéralement : œuvrer) à cœur ouvert » !
Jehanne GIRARD
Jeune du groupe de prière ICTUS
« La réalité c’est le corps du Christ » (Cl 2, 17)
Cette mission sur Pertuis était pour moi une très belle expérience. Chrétienne et humaine. Je regrette de n’avoir pu venir aux deux week-ends. C’était donc un peu bref mais très riche en émotions. Nous avons partagé notre foi à travers des choses toutes simples.
Je ne me suis pas senti « missionnaire » au sens propre, mais plus comme une présence accompagnatrice. C’était une joie d’être parmi des gens de cœur. J’ai beaucoup apprécié les activités de catéchèse avec les enfants qui étaient très réceptifs.
Il y eût beaucoup de temps forts. Bien qu’un peu somnolant, j’ai beaucoup apprécié les Laudes. J’ai souvent été ému par les homélies. Également par les témoignages.
Enfin, des moments qui m’apportèrent une grande joie, furent le partage des derniers repas ou je dus « sortir de ma coquille » et aller vers les autres. Il s’instaura un dialogue naturel et sans à priori. C’était étonnant de sentir comme nous étions portés. Et même transportés ! En effet, quelle joie de retrouver l’atmosphère du projet Chicago, dans des circonstances différentes certes, mais de retrouver le même engouement pour se mettre au service de l’autre. Ce dimanche, l’on sentait une réelle et chaleureuse proximité naître entre les pertuisiens et notre groupe.
J’espère que cette mission est une passerelle vers d’autres communions avec d’autres paroisses. Notre monde souffre trop de dissensions et de violences. Rassemblons nous dans le cœur du Christ.
Jean
Aumônerie des étudiants d’Avignon ICTUS
Témoignages de la Mission à Pertuis - II
« Qu’à présent, dans le Christ Jésus, vous qui jadis étiez loin, vous êtes devenus proches » (Ep 2, 13) Lorsque la Communauté nous a annoncé que Pertuis nous avait tous invités à accomplir une mission dans leur paroisse, j’ai été un peu songeur sur ce terme si ambitieux de « mission » ! Qu’est-ce que 5 missionnaires et quelques jeunes pouvaient apporter à une paroisse déjà tellement active, débordante de groupes et d’énergie ! J’ai beaucoup aimé ce mot du Père Langello qui parlait plutôt d’églises sœurs se visitant, comme aux temps des premiers chrétiens. Durant une dizaine de jours se sont succédés de beaux temps forts, des chants et des prières, mais ce sont d’abord des sourires et des regards qui perdureront dans nos cœurs. Le témoignage d’une Communauté vivant simplement dans l’Esprit du Christ, accueillie chaleureusement par une Paroisse grande ouverte ! Non la fraternité n’est pas un lointain idéal, c’est une réalité bien palpable, nous en avons fait encore une fois la vivifiante expérience ! Remercions le Seigneur pour la grâce que fut pour tous la mission Pertuis 2007 ! Bertrand Petitfrère Jeune du groupe de prière ICTUS
« Qu’ils sont beaux les pieds des messagers de bonnes nouvelles ! » (Rm 10, 15)
Bon, je voulais encore une fois vous remercier pour cette merveilleuse semaine passée en votre compagnie, merci pour tout ce que vous avez fait. Et je me suis réellement rendu compte de l'aboutissement de cette mission ce midi, lorsque tout le monde chantait "Bénissez Dieu". Même les personnes plus "âgées" faisaient les gestes et j'ai trouvé ça très beau. Chanter ce chant avant la mission était chose impensable et je me suis rendu compte que quasiment tout le monde le connaissait, on pourra donc le reprendre à la messe. Donc je pense que vos efforts n'ont pas été vains, notre paroisse, de mon point de vue, en avait besoin. Voilà, merci encore pour ce que vous avez fait et pour ce que vous êtes. Nicolas MUSSOTTE Jeune de l’Aumônerie de Pertuis
« Je vis la Cité sainte, elle s’est faite belle, comme une jeune mariée parée pour son époux » (Ap 21, 2)
Ce que je retiens de cette mission, c'est d’abord la joie, et aussi la communion et la beauté de l'Église. J’ai eu la chance d’y participer un peu, et ce que j'ai vraiment ressenti quand je suis arrivée, c'était la Joie! La joie d'être au milieu de cette paroisse, d'être simplement là pour prier ensemble, pour partager, pour aimer, pour vivre un temps de fraternité dans le Christ ! Et c'était très beau de voir la communion entre nous tous, paroissiens de Pertuis, et missionnaires. Après un beau temps de veillée et la messe le lendemain, nous avons partagé le repas, et c'était vraiment une très, très grande joie pour moi, d'être là avec toutes ces personnes, pour partager entre nous l'Amour de Dieu. Et après je me suis dit « oui elle est belle l’Église ! » finalement à travers ça, je crois que le Seigneur, me montrait aussi la beauté de l'Église, l'Église comme une famille qui rassemble… quelle joie ! Je rends grâce pour ce temps de mission ! Ségolène BEDOUIN Aumônerie des étudiants d’Avignon ICTUS
« Et la grâce de notre Seigneur a surabondé » (1Tm 1, 14) Être visités par des regards neufs, discrets et priants, venant de l’extérieur mais en communion de foi au nom de Jésus Christ que nous avons célébré ensemble, fut une grande joie pour nous ! Joie que souvent nous avons senti partagée par tous : visiteurs et visités ! Ils furent nombreux, jusqu’à une vingtaine aux week-ends, à se déplacer jusqu’à « nous du sud Vaucluse » ! Ils ont donné de leur temps, ils ont prié avec nous, ils nous ont apporté un enseignement, ils se sont donnés pour aider chacun à faire le point sur sa vie en Église. Merci à tous ceux qui sont venus à notre rencontre. Nous avons beaucoup apprécié votre simplicité mais aussi vos convictions exprimées dans le respect de vos propres diversités : d’origines, de langues, de cultures, d’âges, de voix, de témoignages… Quel bel exemple, quelle richesse pour la paroisse ! Nos partages, en particulier ceux entre groupes œuvrant dans des directions proches : charité, prière, catéchèse, auprès des jeunes, auprès des malades… ont souvent révélé bien des richesses ignorées des autres et pourtant vécues dans notre paroisse. A nous maintenant, sel de la terre, même si cela n’a pas attiré les grandes foules, de provoquer un nouvel élan d’unité au sein de notre communauté ecclésiale ! Pour aller de l’avant, beaucoup souhaitent une nouvelle rencontre avec la Mission pour mieux préciser cette mise en œuvre. Michel JALLADE Pertuis
« Songez aux choses d’en haut » (Cl 3, 1) Le contact direct et fraternel avec les membres de la Communauté, leur présence sur le marché de Pertuis le vendredi matin a interpellé les clients habituels par leur présence dans la foule; le stand est passé plus ou moins inaperçu, mais les personnes qui s'y présentaient semblaient avoir envie de parler … Les homélies et enseignements ont apporté un éclairage inhabituel et actuel du message évangélique. La façon de s'exprimer, à l'exemple du Christ, en paraboles de notre époque, actualisent et responsabilisent concrètement la pensée du Christ. Le père Paco sait exprimer en termes simples ce qu'il vit, Celui en qui il croit. Merci !! La disponibilité et la joie intérieure qui habitent les membres de la Communauté étaient perceptibles sans tomber dans le sourire béat ni la familiarité. Leur gaîté, leur attention aux personnes étaient ressenties par tous. Le Conseil Pastoral avait alerté, au préalable, la Communauté sur la difficulté réelle de la paroisse de Pertuis, riche, c'est vrai, de beaucoup de services et d'associations, mais terriblement morcelée, chacun se sentant propriétaire de "son" secteur ! La communauté Missionnaire l'a ressentie et s'est efforcée de responsabiliser les personnes… L'avenir dira si l'Esprit pourra se faire entendre ! Le témoignage de cette Communauté était respectueux, discret et fort. Merci pour tout. L'équipe de préparation et d'accueil a travaillé dans une excellente entente, la disponibilité et l'ouverture d'esprit y a régné de même qu'un climat amical et le repas d'envoi nous a semblé être vécu dans un climat convivial. MERCI! Évelyne Pertuis
« Nous avons reçu l’Esprit de Dieu pour connaître les dons gracieux que Dieu nous a faits » (1Co 2, 12)
La Mission, c'était comme un ballon d'oxygène. Une présence légère, une écoute attentive, un esprit positif, un dialogue la Paix, l'Amour, le Partage, la Prière, le Recueillement, la Joie. Nous étions portés par les Missionnaires pendant une semaine. Leurs chants nous menaient à la Présence de Jésus dans nos vies, dans notre quotidien. Au niveau paroissial, votre présence a permis des rapprochements, des échanges, plus de communication entre nous, on se sentait appartenir à la même famille avec ses tensions, ses différences mais unis par le même Père, reconnus enfant aimé du Père.
Muriel BOUQUIN Pertuis
« Si je n’ai pas l’Amour, je ne suis rien » (1Co 13, 2) J’ai participé à la mission sur Pertuis avec beaucoup d’enthousiasme. J’ai vraiment pensé que la semaine que j’ai posée en congé allait me faire vivre un temps fort de l’année. Et ce fut le cas non seulement pour ce temps de carême mais c’était aussi une façon d’affirmer mes convictions sur ma foi. J’ai toujours agit avec la volonté d’être présent avant tout c'est-à-dire donner mon temps, mes compétences et mes services. Mais la mission m’a permis de réaliser qu’en plus de ma présence il fallait y apporter le cœur, la joie et l’espérance d’aimer. La mission de tout baptisé passe par la transmission de la foi. Au cours de la semaine j’ai eu l’occasion de témoigner auprès des jeunes. J’ai surtout insisté sur le fait que toute vie d’homme reçoit beaucoup d’amour et pour cette abondance d’amour, il ne fallait pas le garder pour soit mais le transmettre. Aujourd’hui je suis heureux d’avoir fait cette expérience formidable parce que ma plus grande joie était de voir ces enfants émerveillés et très réceptifs à ces témoignages. Si j’ai a citer une phrase qui me tient à cœur ce sera celle-ci : « A quoi me sert-il de parler les langes des anges, s’il me manque l’Amour ? Sans l’amour, moi, je ne suis rien. » Merci Saint Paul pour ta vie sainte et d’être l’un des grands témoins de cet Amour.
Robert LAVOCAT Jeune du groupe de prière ICTUS
« Car Dieu aime celui qui donne avec joie » (2 Co 9, 7) En ces deux week-ends à Pertuis, je vois que nous avons donné tout notre temps pour être là, pour eux... même si nous ne savions pas vraiment pourquoi nous sommes venus ! Mais nous étions là et seulement là et complètement là. Nous n'avons pas cherché notre plaisir ! Cette action de "sortir", de sortir de mes petites affaires pour aller à l'autre, cette action de sortir et ce don de ma présence en prière ou écoutante ou serviable ou déconnectée parfois, m'affirme encore une fois aujourd'hui que cette action de "sortir" est un chemin qui éveille les coeurs des autres, et qui nous dispose à accueillir le Seigneur d'une manière plus efficace. Ralph EL KHOURY École de la Mission St Paul
« Je peux tout en Celui qui me rend fort »(Ph 4, 13) J'ai été vraiment touché par la difficulté qu'il y avait à annoncer le Christ dans l'évangélisation de rue ; je pensais être solide dans ma foi, et comptait dessus pour oser aller vers les autres au nom de Jésus, mais j'ai constaté que je n'y arrivais pas. C'est une bonne leçon d'humilité, qui me permet de me rappeler qu'il est vain de compter sur ses seules forces humaines, et qu'il faut sans cesse d'abandonner à Dieu et se reposer sur Ses forces.Voilà, désolé, ce n'est peut-être pas très positif… mais rassurez-vous, j'ai passé un super WE ! J'ai été content de pouvoir employer mes quelques talents musicaux pour aider la prière. Vincent GOURSAD Jeune du groupe de prière ICTUS
« Ayez entre vous les mêmes sentiments qui sont dans le Christ » (Ph 2, 5) Je faisais partie d’un petit groupe formé dès fin janvier d’Annette Coraboeuf, Denise Maître, Jean Jacques Dias, Evelyne Robiliard et Muriel Bauquin chargé de préparer votre accueil, de communiquer par email et téléphone pour mettre au point le planning – remanié plusieurs fois d’ailleurs. Il n’a pas été parfait – nous ferons mieux la prochaine fois. Mais j’ai su dès cette préparation et surtout par l’échange de nos messages que j’allais (que nous allions) VIVRE UN TEMPS FORT grâce à vous. J’avais l’impression au travers des mails de déjà vous connaître un peu. J’étais réticente pour la présence sur les marchés (pas habituée à ce genre de communication et surtout pas prête à rester avec vous sur le marché !!!!) mais dès votre arrivée à Pertuis parmi nous tout a changé- vous m’avez fait vivre des jours de bonheur avec un Christ d’amour. Être à votre service était tout à fait normal et nous l’avons fait avec plaisir – vous étiez tous là pour tous les groupes de la paroisse et toute notre communauté avec votre amour d’un Christ vivant. Paco a su nous parler par paraboles (et beaucoup d’humour) d’un Christ vivant en nous et au milieu de nous. Vos paroles, vos chants, vos prières, votre façon de vivre a ouvert notre cœur qui était coincé. Beaucoup de personnes que j’ai rencontrées et qui n’ont pas pu venir à certaines célébrations ou vous recevoir vous attendent. Aujourd’hui j’ose vous dire : Merci à mes frères d’Avignon. Jackie BLAUVAC Pertuis
« Ce Christ, nous vous l’annonçons » (Cl 1, 28) Au début nous n'avions pas prévu de participer à la mission de Pertuis. Dieu en avait peut-être décidé autrement, car un évènement imprévu a fait que notre week-end s'est libéré. Nous avons donc pu rejoindre les missionnaires le premier samedi. Nous savions qu'un groupe de fiancés se préparant au mariage seraient présents ce jour là et que nous les rencontrerions... Mais quelle ne fût pas notre surprise de réaliser que nous devions en fait leur donner notre témoignage ! C'est avec beaucoup d'appréhension au début mais avec ensuite une grande joie que nous avons pu leur faire part de notre petite expérience de jeunes mariés chrétiens. Nous sommes certains que l'Esprit Saint a suscité en eux ce désir d'aimer en vérité. Oui la vie de couple avec le Dieu qui est Amour est un grand bonheur, nous Lui rendons grâce de nous avoir donné l'occasion de l'annoncer. Nico & Béné Jeune couple du groupe de prière ICTUS
« Laissez-vous mener par l’Esprit » (Ga 5, 16) Votre présence fraternelle et spirituelle durant la mission paroissiale nous a été agréable et bienfaisante. Pendant les veillées, la réunion de visages heureux et doux nous incitait à reprendre le psaume : « Ah ! Qu’il est doux pour des frères de demeurer ensemble, dans l’unité, la prière, par l’Esprit qui rassemble. » Merci beaucoup donc pour votre témoignage d’amour, de foi et d’espérance, pour vos chants fervents, pour votre disposition charitable et sincère à écouter, à compatir, à partager jusqu’à susciter l’adhésion même des personnes a priori sceptiques. Vous avez réussi à retourner le jugement défavorable avant votre arrivée de certains en une reconnaissance unanime et rassurée. « Il doit y avoir quelque chose, ont dit certains, pour rayonner autant. » Nous voulons aussi vous remercier pour votre présence à la préparation au mariage durant le repas avec les fiancés et pour le témoignage du jeune couple apprécié par plusieurs personnes. Cette réussite appelle une suite et Karine et moi, espérons bien que nous n’en resterons pas là. Sur le plan de la participation de certaines jeunes familles, nous sommes déçus de leur manque de mobilisation, d’autant plus qu’à l’origine c’était le public visé par la mission. Il y a plusieurs explications complètement indépendantes de la spécificité de votre communauté : difficulté récurrente à répondre à des initiatives d’Église, lassitude spirituelle mais ardeur fraternelle en direction de personnes leur correspondant, difficulté spirituelle à partager en couple la même foi, beaucoup n’ont pas mesuré la charge de travail que cela a demandée, etc. Nous aurons, je pense, l’occasion de parler d’une suite et de l’orientation à donner (thèmes attractifs ? amplification spirituelle ? audace missionnaire ?). Nous nous associons à vous, visages amis, pour communier à la joie de Pâques. Karine et Philippe Pertuis |
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